Raison d’être et joie de vivre du parachutiste, les séances de sauts ont ponctué à bon escient ces quatre mois passés au Sénégal. Aussi pas moins de 6 sauts en automatique ont été réalisés durant la totalité du mandat et pour la plupart d’entre eux sur la zone de saut du Lac Rose. Prévues de longue date, les deux unités parachutistes tournantes avaient tout mis en œuvre en France afin de pouvoir profiter du plus d’occasions possibles pour passer la portière. Il ne restait plus alors qu’à prier St Michel pour qu’il réunisse à la fois des conditions météo favorables et un Transall en état de vol, et le tour était joué. Réveil matinal voire très matinal, effluves de kérosène plein les narines, transpiration dégoulinante, équipés pépins sur le dos, les paras sont prêts à embarqués. L’avion monte au rythme des chants du bataillon commando sénégalais qui l’accompagnent dans son ascension. Une quinzaine de minutes vol puis la portière s’ouvre laissant apparaître le Lac Rose. ’Debout ! , accrochez ! ’, lumière rouge, lumière verte, c’est parti : les largueurs brassent, les paras sautent, le vide, le silence, c’est la descente sous voile qui se termine pour les plus chanceux sur un sol meuble et de l’herbe rase et pour les autres dans les flaques environnantes. Enfin la course qui les ramène tous au point de rassemblement. Ne reste alors qu’à lever la tête pour tenter d’apercevoir les voiles des chuteurs qui, quelques milliers de mètres plus haut, viennent à leur tour de s’élancer dans le vide. Atterrissages délicats entre les GBC, la SAN et les badauds sénégalais qui ont envahi la zone de rassemblement. Le point des blessés : RAS, et un saut de plus jusqu’au prochain qui ne devrait pas tarder…
LTN POUMEAU de LAFFOREST



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