L'échelon blindé d'urgence

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PARIS – COLMAR EN MARCHANT

Date : 9 juin 2007

Sélectionné pour la 60e édition du Paris-Colmar du 6 au 9 juin dans la catégorie promotions, le lieutenant-colonel Raymond BAUDOUR, officier supérieur adjoint du 1er régiment de hussards parachutistes, n’avait pas de prétention particulière au départ de cette marche mythique.

Son classement à l’arrivée et son chrono final n’avaient que peu d’intérêt. Pour lui, son ambition se résumait au franchissement de la ligne d’arrivée à Colmar. Pour lui assurer un accompagnement de qualité sur les 305,7km du parcours, 11 marcheurs et marcheuses du club de l’UAT-Stado et du 1er régiment de hussards parachutistes étaient entièrement dévoués à sa cause.

L'équipe
La première étape permet d’améliorer quelques records personnels : record de distance, passant de 173.334km à celle de 215km. Record de durée en marchant 33h30 non stop. A plus de 8 km/h sur les 30 premiers kilomètres, le début du parcours est particulièrement bien négocié. La première ampoule au 100e km n’a que peu d’incidence sur le rythme du marcheur. Toutefois, le profil vallonné du bassin parisien et de la Champagne associé à une chaleur éprouvante marquent inexorablement l’organisme au fil des kilomètres et le dernier tronçon de 20 kilomètres est difficile à gérer pour les accompagnateurs qui se rendent compte que Raymond ne tient plus sa moyenne. Avec volonté, encadré par des hussards parachutistes en formation à Ger et encouragé par les siens, la ligne d’arrivée est franchie avec une trentaine minutes d’avance avant la fermeture du point de contrôle au grand soulagement des équipiers de Raymond.
Le départ

La 2e étape devait être la plus courte. La distance de 36.9km ne représente pas habituellement un obstacle majeur à la progression du marcheur de grand fond. Toutefois ne pouvant pas poser correctement son talon droit, suite à une ampoule et à une inflammation du jambier antérieur, les kilomètres furent bien plus longs que prévus. Véritablement handicapé, l’arrivée à Mirecourt ne laissait présager rien de bon pour l’étape finale.

Bénéficiant de 6 heures de sommeil réparateur, particulièrement déterminé après l’intervention énergique des podologues et du médecin, Raymond s’élance à plus de 8 km/h dans la dernière étape. Avalant sans coup férir successivement le col du Plafond et le col du Bonhomme, les 20 kilomètres de descente vers le village de Kaysersberg calment certes l’ardeur du marcheur mais pour lui l’objectif final prend forme et les douleurs laissent place à un bonheur perceptible dans les faubourgs de la capitale des vins d’Alsace. L’arrivée groupée des accompagnateurs autour de leur protégé est un grand moment de joie intense qui restera dans les mémoires du marcheur et de ses équipiers.

6e au classement promotions avec le temps de 48h29, Le lieutenant-colonel Raymond BAUDOUR a rempli son contrat et remercie l'ensemble de ses partenaires, civils et militaires, pour le soutien apporté à la réalisation de cet ''exploit'' sportif.

L'arrivée

Le lieutenant-colonel BAUDOUR, eternel compétiteur, ne se reposera pas longtemps sur ses lauriers : « A ce jour, je suis fatigué de mon ''exploit'' mais déjà je me tourne vers l’avenir. Serais-je capable de participer au grand Colmar parmi l’élite ? Marcher sur 450km dont la 1e étape de 391km avec un arrêt médical de 2h…..Les organisateurs du Paris-Colmar m’encouragent à persévérer. Il faut dire que bientôt à la retraite (le 10 octobre 2007), il va bien falloir que j’occupe mes journées… en marchant peut être! »

 
Sources : Cellule communication 1er RHP
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