L'échelon blindé d'urgence

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Nouvelles du 1er RHP au Tchad

Date :Mercredi 18 Février 2009

EUFOR : Le BMN-C en patrouille dans les villages

Le 3e mandat du Bataillon multinational Centre (BMN-C) de l’EUFOR au Tchad est armé principalement par le 1er RHP, renforcé d’unités de la 11e brigade parachutiste française et d’une section slovène. La mission du Bataillon est d’améliorer la situation sécuritaire dans sa zone d’action, vaste comme le tiers de la France, afin de protéger et de faciliter le travail des personnels de l’ONU et des ONG humanitaires au profit des réfugiés soudanais, des déplacés tchadiens et des populations locales, éprouvés par la proximité de la crise humanitaire du Darfour.

  Pour cela, les parachutistes sécurisent la zone en patrouillant avec leurs véhicules sur les difficiles pistes de l’Est du Tchad, territoire semi-désertique de plateaux et de barrières rocheuses. Ils patrouillent ensuite à pied, dans les villages, rencontrent les chefs de cantons, les sous-préfets ruraux et les forces de sécurité tchadiennes. Ces patrouilles à pied se déroulent à un rythme posé qui laisse du temps à l’observation. De plus,  La présence physique prolongée au cours de ces patrouilles contribue à renforcer le sentiment de sécurité des villageois. Enfin, la prise de contact avec la population est, elle aussi, facilitée par ce temps de présence important.

photo n°1 : Bivouac sur le terrain lors d'une patrouille longue

Aujourd’hui, après 4 mois de mission et à quelques semaines du retour, un bilan s’impose. La présence des forces sur le terrain, lors de patrouilles courtes (24 à 48 heures) ou lors de patrouilles longues, (3 à 15 jours), au rythme propre aux déplacements à pied, permet de détecter jusqu’aux plus petits indices d’incidents (bruits, fumées, …) et d’intervenir en conséquence. Ainsi, aux environs d’Hadjer Hadid, une patrouille à pu aider les villageois à maîtriser un incendie qui déjà avait ravagé plusieurs huttes. Ces aides ponctuelles permettent d’accroître de manière significative la sensation de sécurité des populations.

photo n°2 : Départ d'une patrouille du BMN-C

Depuis le début du mandat il apparait clairement que la présence des patrouilles entraine un arrêt immédiat des actes de banditisme dans les environs. Ainsi, au retour d’une mission de plusieurs jours, une patrouille du 1er Hussards entend des tirs aux abords du village d’Ardémi. Aussitôt déployés les parachutistes ont vu un pick-up rempli d’hommes armés quitter les lieux. Lorsque l’EUFOR débarque, les bandits, ici appelés djandjawids ou coupeurs de route, préfèrent prendre la fuite. Et une fois les éléments de l’EUFOR installés dans les villages, les pillards n’osent plus y revenir.

photo n°3 : Le Force Commander du BMN-C rassure les autorités locales d'un village isolé.

Pour cerner le sentiment qu’ont les Tchadiens de l’EUFOR il suffit de les écouter : ainsi, le chef du dispensaire du village d’Hilleket rassuré par notre présence nous dira lors d’un entretien : « Vous êtes le meilleur des médicaments pour nos enfants ». Sans faux-semblants, les villageois expriment donc leur satisfaction de voir l’EUFOR patrouiller, et pour eux, le fait de ne pas subir d’attaques, de pouvoir cultiver leurs terres sans embûches et tout simplement de pouvoir nourrir leurs familles est un immense bien-être retrouvé.

photo n°4 : Les enfants viennent spontanément au contact des soldats de l'EUFOR.

La popularité de l’EUFOR se vérifie avec l’excellent accueil que réservent les villageois aux hussards parachutistes ou à leurs frères d’armes. Dès l’instant où les soldats débarquent de leurs véhicules et vont au contact des Tchadiens, il est évident que la « réputation » de l’EUFOR les a précédée : ceux à qui du bétail a été dérobé viennent le signaler car ils savent que la présence dissuasive de la force pourra compléter l’action de la gendarmerie tchadienne. D’autres savent que, via ses équipes CIMIC, le BMN-C pourra transmettre des doléances aux ONG. De même, en cas d’urgence médicale, les populations se tournent parfois vers les patrouilles de l’EUFOR qui alertent les ONG et sont capable de dispenser les premiers soins en attendant leur arrivée.

photo n°5 : Patrouille sur le marché à Goundiang.

La mission de sécurisation s’apparente donc en premier lieu à de la présence. La patrouille à pied permet cette présence prolongée sur le terrain et vise un double objectif : rassurer et dissuader. La dissuasion opère face aux bandits car, voyant l’EUFOR arpenter les villages, ils savent qu’elle y restera et qu’aucune occasion ne se présentera de commettre un forfait. Combinée à la patrouille en véhicule aux alentours, imprévisible et rapide, la patrouille à pied fait passer l’insécurité du côté des fauteurs de trouble. C’est pourquoi il est très fréquent que les chefs de villages demandent aux parachutistes de l’EUFOR une présence physique prolongée, que ce soit pour les récoltes, la préparation des jours de marché, ou lors de la construction de nouveaux bâtiments.

photo n°6 : Soldat de l'EUFOR au contact de la population.

photo n°7 : Un chef de peloton en discussion avec les gendarmes de Troan.

Le colonel François VILLIAUMEY, 92e chef de corps du 1er régiment de hussards parachutistes et commandant le Bataillon multinational Centre de l’EUFOR avait évoqué, lors de notre arrivée, « une mission juste ». Effectivement, le 1er RHP et ses renforts, du 1er RCP, du 17e RGP, du 35e RAP et d’ailleurs, ont eu le sentiment d’être utile en contribuant, au quotidien, à rétablir un environnement sûr et sécurisé dans l’Est du Tchad, afin de permettre aux populations locales de retrouver une vie normale, en paix.

 

L’opération EUFOR Tchad / RCA a été lancée en janvier 2008 par l’union européenne conformément à la résolution 1778 du conseil de sécurité des Nations Unies et à la demande des gouvernements tchadien et centre-africain. Au total, 1700 soldats français sont déployés au sein des différentes emprises de l’EUFOR Tchad / RCA.

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France : Cellule Communication du 1er RHP:05 62 56 83 43

Courriel : com.rhp@gmail.com

 

 
Sources : Cellule communication 1er RHP
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