L'échelon blindé d'urgence

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Un grand quartier en constante évolution

  21. La conception de l'ensemble

  Situé au sud de la ville le quartier donne du volume à une cité un peu étriquée qui compte environ 10000 habitants en 1838. Le quartier s'étale, après son agrandissement de 1875, sur 9 ha et 30 a (et 35 ca ..!).


La disposition des bâtiments, suivant un style linéaire, a été voulue pour la "convenance extérieure et intérieure". Il s'agit en fait d'être en harmonie avec l'architecture locale, mais aussi de disposer d'installations viables à long terme. En effet le Ministère de la Guerre s'inquiète du taux de mortalité élevé dans les cantonnements (de l'ordre de 22 pour 1000).

L'entrée du quartier se fait par une grille flanquée de deux pavillons (1843 et 1845) qui seront déplacées en 1934-35 lors de la mise en place de la statue FOCH.
Les bâtiments orientés N-S abritent les écuries. Chacune d'elles accueille de 80 à 84 chevaux. Deux exceptions sont à noter cependant: la grande écurie à l'extrême ouest loge 191 chevaux et celle de l'extrême est 26 seulement. La capacité totale atteint les 713 animaux. Les écuries encadrent la cour d'honneur et la cour de manouvre.

On trouve deux manèges au sud et au nord de la cour de manouvre. Les deux infirmeries dont l'une vétérinaire occupent les coins SW et SE.
Une myriade de bâtiments (dont quelques uns seulement sont représentés sur le plan) entourent le quartier en longeant l'enceinte. Il s'agit de cuisines, de magasins à fourrage, de selleries, de magasins d'armes et matériels, de la forge puis des bains et douches, des latrines, etc.

22. Un logement de la troupe remarquable

  En 1885 un bâtiment troupe est construit en supplément du bâtiment principal. Son intérêt apparaît moindre par rapport au grand bâtiment.
Erigé en 1848 le bâtiment principal est le plus vieux du quartier à conserver sa forme extérieure d'origine. Mesurant 150 mètres de long il dispose de 31 arcades qui ajourent le couloir de circulation. Deux avant-corps (ou pavillons extérieurs) flanquent l'édifice.
Il contient les quatre escadrons composant le régiment. Comme nous l'avons vu, l'aspect hygiénique n'est pas négligé puisque les chambres sont conçus pour donner au sud afin de bénéficier d'un ensoleillement maximum. Ces chambres sont situées aux étages et chaque escadron y accède par son propre escalier. 30 hommes logent dans chaque pièce, et il en faut quatre pour un escadron. Les maréchaux des logis dorment dans les cages d'escalier, et quant aux chefs et adjudants célibataires la partie centrale du bâtiment leur est réservée.
Enfin au rez-de-chaussée on trouve, à l'origine, des salles de cours, la prison, la salle de garde, la cantine, l'infirmerie (qui aura son local à part en 1886), le logement des vétérinaires, etc.

23. Un Quartier souvent menacé

  Le quartier a failli disparaître plusieurs fois. Nous n'en retiendrons que deux épisodes. En 1921 un conseiller municipal envisage un grand axe N-S prolongeant les grandes allées. Son projet qui prévoit la destruction du grand bâtiment n'est heureusement pas retenu.
En fait l'alerte la plus chaude a lieu en 1946. Après les péripéties de la seconde guerre mondiale les différentes casernes de la ville perdent de leur intérêt. La municipalité cherche des locaux afin d'installer ses services administratifs et un.. .lycée de jeunes filles. Le choix se fait sur la caserne REFFYE. Cependant un conseiller municipal, mettant en avant les avantages fonctionnels du quartier LARREY, décide le Conseil à retenir ce dernier. La demande de rachat est faite à Paris et appuyée par le ministre René BILLERES. Le décret est prêt pour la signature officielle. Mais le Gouvernement doit démissionner suite à une crise, et le décret ne paraît point! Le projet initial réapparaît et la caserne REFFYE devient l'actuelle cité administrative.

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